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18 octobre 2005

189.4

Classé dans : David — In Zikh @ 22:47

David a chanté hier les louanges d’Arielle Dombasle, après qu’une autre personne ait signalée qu’elle n’avait aucune voix : lui la trouvait splendide, intelligente et amoureuse de son mari comme au premier jour (il ne devait pas y être), après quelque 22 ans de mariage : il n’y a que lui qui ait son numéro de portable, c’est tout dire ! et quand il l’appelle, qu’elle soit en tournage ou non, elle se confond en minauderies dans l’appareil, quel couple…! Je ne l’ai jamais trouvé belle, elle me fait penser à une poupée Barbie et à Colette, en tentant de se donner une image de jouvencelle maniérée. Je n’ai pu m’empêcher de remarquer que ce que David voyait de leur couple, c’est ce qu’ils voulaient bien en montrer publiquement.


S’il y a un couple littéraire qui m’a ébloui, c’est celui de Rezvani et Lula, sublime s’il en est, dès le moment où, jeune adulte, j’avais découvert Les années-lumière puis Les années-Lula : avec celui de mes parents (mais autrement), ce doit être le modèle que j’ai inconsciemment suivi. Claude, qui partageait mon opinion à propos d’Arielle D., savait, lui, de qui je parlais, et bien plus que moi, d’ailleurs : il savait que Rezvani avait écrit des chansons à propos de Lula et l’avait peinte. Elle a définitivement disparu en décembre dernier, après une longue marche vers la nuit.

Malgré sa vive intelligence, David est dans le superficiel. Est-ce dû à son métier ? on y trouve pourtant des grands créateurs dont le regard va en profondeur. Il a d’ailleurs changé radicalement d’aspect, depuis que je l’ai vu pour la dernière fois, et s’attache à le cultiver d’un air faussement négligé sur la scène qu’il ne peut s’empêcher d’occuper, charmant les uns, piquant les autres, sans vergogne et avec un sourire désarmant. Après le dîner, D*** m’a dit que David lui avait dit, de but en blanc et devant les autres convives, qu’il lui avait plu du premier coup d’oeil.

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22 mai 2005

126.1

Classé dans : David, N.G. — In Zikh @ 9:40

Après le concert, Nicole et moi prîmes le bus qui nous ramena au centre, où nous habitons non loin l’un de l’autre. Elle me raconta que David s’était fait larguer par son compagnon de longue date “pour un petit jeune”, qu’ils s’étaient séparés, qu’il en avait été effondré puis qu’il s’était repris en main, à tel point qu’elle en était fort surprise : régime, jogging… et qu’il en était méconnaissable : il rayonnait.

J’avais rencontré, ou plutôt croisé, David pour la première fois dans un lieu incongru : Sainte Sophie, à Istanbul, lors d’un voyage de groupe. J’avais remarqué son visage étrangement attirant, non pas qu’il fut beau (la beauté aurait plutôt tendance à me tenir à distance), mais il exprimait intelligence et sensualité. Puis je l’avais oublié. Je le revis avec son ami lors d’un dîner chez Nicole, et c’est lui qui me rappela où nous nous étions vus.

Deux ou trois autres dîners me permirent de le revoir, toujours accompagné. David monopolisait la scène de son esprit foisonnant et de son verbe riche - c’en était plus amusant que dérangeant, et si je retrouvais chez lui cette propension que j’ai à parler, je sais aussi être spectateur. Quant à son ami, plus réservé, il n’était pas inintéressant, quand il lui arrivait de pouvoir en placer une. à la fin d’une soirée, David me fit une bise amicale.

Secrètement, je me prenais à rêver du couple que David et moi pourrions former, mais je me suis bien gardé de le montrer ou de faire quoi que ce soit en ce sens ; j’ai un respect quasi religieux du couple, ceux que j’ai vus à commencer par mes parents, et celui qui a été le mien et qui a été mon plus grand bonheur, à ce jour.

Ce que me racontait Nicole ce soir-là ne pouvait manquer de nourrir ce rêve. Comme elle fit alors allusion à mon célibat actuel, je lui lançai “mais tu es une marieuse dans l’âme!” tout en espérant qu’elle le fut vraiment ; je ne me voyais pas contacter David, ne sachant d’ailleurs pas où il habitait, ni pour quel prétexte. Et finalement, par timidité.

Quelque temps plus tard, je reçus une invitation de son producteur pour assister à l’avant-première de l’une de ses oeuvres ; la date était fort mal choisie : la veille d’un pont, et je n’étais pas le seul à ne pouvoir y assister, comme le confirma Nicole. à grand mal, je trouvai son adresse électronique, et lui envoyai un petit mot, le remerciant et m’excusant de mon absence, tout en émettant l’espoir que j’aurais l’occasion de la voir, cette oeuvre, ultérieurement. Je ne reçus pas de réponse.


Malgré ma timidité, j’avais rencontré celui qui a changé ma vie, m’a fait connaître le bonheur, m’a prouvé à moi-même ma capacité à donner autant qu’à recevoir, à partager sans m’effacer ni écraser. Cela aurait dû suffir à me permettre de la vaincre, cette timidité, d’oser aborder sans craindre le rejet. Eh bien non. Il y a toujours cette fêlure intangible que je n’arrive pas encore à réparer.

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