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30 septembre 2005

188.2

Classé dans : D***, F.B., M.P. — In Zikh @ 12:56

Ce soir-là, ce fut D*** qui demanda s’il pouvait rester passer la nuit chez moi, avec moi. Quelque temps plus tard, ce fut lui qui m’embrassa. C’est encore lui qui franchit les premières étapes du nouveau chemin de ma vie et de la sienne.

C’est Martin qui me prit dans ses bras, quand nous étions côte à côte dans l’ascenseur. S’il n’était reparti, plus tard, dans son pays, nos routes auraient osculé comme nos corps et nos coeurs le firent durant son séjour.

C’est Françoise qui, de collégiale, fit évoluer notre relation en amitié, de celles si rares où un regard suffit pour dire tous ce que les mots n’ont pu exprimer, et dans lesquelles la différence n’est pas une arme mais une force.


J’ai rarement osé faire le premier pas, le premier geste. Il m’est même arrivé de ne pas faire le second. Par crainte de ne pas être à la hauteur ou celle d’être ignoré ou rejeté ? Par orgueil qui me dictait d’attendre l’expression de l’amitié ou du désir de l’autre avant de dire le mien, qui pourtant était si fort ? Je n’ai jamais failli à la réciproque, surtout une fois le contact engagé. Mais c’est l’ouverture de la porte qui est si difficile…

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3 mai 2005

112.1

Classé dans : ...autres, D***, M.P. — In Zikh @ 6:26

Je viens d’accueillir un nouveau stagiaire. Il s’appelle D***. Il est gauche.


Il y eut une période de ma vie où tous les hommes que je rencontrais s’appelaient Thierry. D’âges différents, ce n’était donc pas une affaire de génération, mais voilà, c’était ainsi. Au neuvième (je n’étais pourtant pas un stakhanoviste de la rencontre, et il n’y en eut qu’un seul avec lequel s’engagea une relation), je me disais qu’il se passait des choses étranges en ce monde, parfois.

C’était avant que je ne rencontre D***, celui qui transfigura ma vie. Je ne connus son prénom que plus tard : celui sous lequel il s’était présenté, Marc, loin d’être choisi au hasard comme je le sus plus tard, était l’un de ceux que j’affectionnais. Comme ça, pour rien. Ou pour sa sonorité particulière. Ou peut-être à cause de mon cousin qui le porte, et qui a hérité la beauté d’un Rudolph Valentino de son père et celle d’une noblesse latine de sa mère.

Rapidement, nous nous trouvâmes des diminutifs affectueux et secrets, et je n’utilisai plus son prénom qu’en public, avec un certain sentiment d’étrangeté, comme si ce prénom ne lui collait plus vraiment. à l’inverse, depuis lors j’ai toujours du mal à appeler quelqu’un d’autre qui porte ce prénom-ci, comme s’il avait était consacré par mon amour. Comme celui de Martin, d’ailleurs.

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29 avril 2005

106.1

Classé dans : M.P., O.Z. — In Zikh @ 7:36

Parfois, quand il rit, j’ai envie de l’embrasser.


Il me rappelle Martin, cela faisait longtemps que je n’avais pensé à lui. C’était une semaine avant la fin de son stage et son retour au Canada : il me proposa d’aller prendre un pot. J’étais tombé sous son charme - l’accent et sa façon de parler un tantinet désuette, son regard et son maintien, entre chat et ours -, mais je m’étais bien gardé d’en montrer quoi que ce soit. Nous parlâmes de tout et de rien ; pas tout à fait de rien, dans mon cas : tout en gardant ma réserve, je parlai aussi, à mots couverts, de moi.

Durant les tous derniers jours de son séjour, notre contact au quotidien fut plus informel et détendu, cela faisait d’ailleurs un moment qu’il ne me donnait plus du Monsieur (qui n’était pas sans me rappeler le baise-main que mon cousin d’Espagne, encore enfant, faisait avec rigueur et élégance aux dames de son entourage) et était passé au tutoiement “comme tout le monde”. Sans pour autant perdre son accent ensorceleur.

Après, nous restâmes en contact par courriel, de temps à autre. Il me parlait de sa vie en général, professionnelle et privée, de son colocataire. Bien qu’à des milliers de kilomètres de distance, j’entendais sa voix en lisant ses messages, et me demandais, avec une certaine nostalgie, si…

Un an plus tard, il revint en France rendre visite aux amis qu’il s’y était faits. Je me faisais une fête de le revoir, et de lui montrer l’appartement que je venais d’acheter et dans lequel j’entrerais quelques mois plus tard. Dans l’ascenseur qui nous y menait, il se tourna vers moi et m’embrassa en m’enlaçant dans ses bras. C’est alors que tout a commencé.

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