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3 mai 2005

113.1

Classé dans : C.B., C.D. — In Zikh @ 7:44

Je me souviens du corps vigoureux et tonique de Christian, puissant et tendre en même temps ; de tous les hommes que j’ai connus, c’est celui dont la sensualité correspondait au mieux à la mienne, et nos exaltations s’accordaient avec une harmonie tacite.

J’appris, au fil du temps, qu’il avait quelqu’un dans sa vie, et je compris alors pourquoi il y avait comme une paroi invisible qui m’empêchait d’approcher plus près. J’appris, au fil du temps, d’autres choses qui me perturbèrent, pas tant pour les faits en eux-mêmes, mais du fait qu’il n’en avait rien dit pendant toutes ces années, me laissant croire le contraire. C’est alors que je décidai de mettre fin à une intimité physique qui ne pouvait être que cela. C’est depuis ce moment-là que nos rencontres occasionnelles mais régulières sont devenues plus riches.


Christian habitait en province. L’apprivoisement mutuel fut progressif. Quand je le rencontrai pour la première fois, je fus saisi par sa chevelure poivre-et-sel qui donnait curieusement à son visage un air juvénil. Assis face à face dans le petit restaurant que j’affectionnais alors, mon regard était comme attiré par une force inconnue par ses yeux, dans lesquels il hésitait encore à se plonger irrémédiablement.

Très vite, il m’invita chez lui. Je me souviens encore de son corps si tendre et sensuel qu’il n’hésita plus à me livrer, à ses amis auxquels il me présenta bien qu’ils ne savaient rien de sa vie intime, et au concert auquel nous allâmes pour sceller ce weekend si enchanteur.

Quelques temps plus tard, il passa par Paris pour un bref voyage professionnel à l’étranger. Le plaisir de nous retrouver fut bien plus grand encore, le téléphone ne nous suffisait pas. Nous avions planifiés le temps que nous passerions ensemble à son retour, à commencer par son arrivée chez moi, puis un dîner avec une bande d’amis et enfin la nuit chez moi, avant son départ pour regagner sa province.

Il n’est pas venu, il n’a pas appelé. Le coeur dévoré d’inquiétude (avait-il raté son train ? lui était-il arrivé quelque chose ?), je me rendis au dîner. Il y était, curieusement distant, comme étranger, s’arrangeant toujours pour ne pas être seul avec moi. Je rentrai seul. Le lendemain, il me dit qu’il avait changé d’avis.

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