Chercher

Calendrier

octobre 2017
L Ma Me J V S D
« mai    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

28 mai 2009

4

Classé dans : F.B., S.G. — In Zikh @ 19:36

Je raconte à Françoise qu’il ne pouvait jamais m’assurer du moment et de la durée de nos rencontres, invoquant son besoin de liberté supérieur à tous les autres. Je lui dis que j’interprétais cela comme une volonté absolue de contrôle de notre relation. Elle n’est pas d’accord : selon elle, c’est, à l’inverse, un indécis permanent incapable de contrôler sa vie et ses actes et qui ne doit pas s’aimer. Elle rajoute qu’elle l’avait déjà perçu à la vue de ses photos.


Quand il me racontait comment il appelait très régulièrement son précédent compagnon empêtré dans des relations fugaces et lui disait que faire et ne pas faire, il me semblait que c’était une façon de le contrôler : mais Françoise doit avoir raison. Après tout, ce n’était que des mots dits de très loin, et ils ne se sont pas rencontrés quand il est venu ici.

Curieux écho au livre de Christophe André que je viens d’acheter et de commencer à lire, L’Estime de soi. S’aimer pour mieux vivre avec les autres. . . Même si l’ouvrage ne le fait pas, j’en infère à sa lecture qu’il y aurait une distinction entre l’estime de soi par rapport à l’action (en général - professionnelle, par exemple) et par rapport au relationnel. À creuser. Pour moi.

Il m’avait dit qu’il aimerait passer les dernières années de sa vie en tant que moine. J’aurais dû en tirer les conclusions ici et maintenant : c’est, en fait, ce qu’il était au regard des hommes, du moins ceux qui auraient engagé ses sentiments (en dehors de sa famille). En avait-t-il donc si peur, ou était-il incapable d’en éprouver ? Son côté charmeur n’était-il qu’un moyen de se rassurer, sans plus ?

• • •

19 décembre 2005

227.2

Classé dans : D***, F.B. — In Zikh @ 23:27

Françoise s’était séparée de son compagnon, puis elle l’a revu. Elle souffre du côté unilatéral de leur relation ; elle, si généreuse et qui l’a aidé lors de la période difficile qu’il a vécue et dont il est sorti, souffre que, lorsqu’elle n’est pas bien, il s’éloigne. Elle préfère, dit-elle, être seule plutôt que de subir cette attitude.

Comme je la comprends… j’ai connu cela avec D*** ; j’étais là, dès qu’il avait besoin de moi. Quand il m’arrivait d’exprimer, de mon côté, un quelconque moment de faiblesse, il changeait immédiatement la conversation vers ses problèmes (réels ou imaginaires), ou n’écoutait pas. Il a changé quelque peu, pourtant, ce que je n’aurais jamais cru.

Je dis à Françoise qu’il est tout de même étrange que nous pouvons, seuls, gérer nos problèmes, tandis que nous souffrons de l’indifférence de l’autre quand nous la leur exposons. Se peut-il qu’à travers eux nous visons quelqu’un d’autre ? Je ne saurais y répondre pour moi, mais pour Françoise il me semble que c’est à son père (disparu depuis longtemps, dont elle m’avait parlé quelque peu) qu’elle reproche, au travers de son ami, cette attitude froide et distante.


La vie est une longue répétition, où l’on superpose sur la personne aimée les visages invisibles des personnes de notre passé. C’est injuste pour l’être aimé, même si c’est souvent involontaire. D’où la nécessité, dans ces moments de souffrance, de faire un effort de plus pour en cerner la cause en soi-même.

• • •

27 octobre 2005

200.1

Classé dans : ...autres, F.B. — In Zikh @ 1:59

Il m’écrit : “je crois que nombreux sont ceux qui n’ont pas été vers toi plus par crainte de ne pas être à la hauteur, intimidés au fond”. Cela rejoint ce qu’avait dit Françoise, qui est maintenant ma meilleure amie, de la difficulté qu’il y avait à m’approcher ; et la secrétaire d’Annette, qui m’avait dit qu’on l’avait prévenue que je n’étais pas d’un abord facile, et que, maintenant qu’elle me connaissait, elle ne pouvait le comprendre. Et pourtant, c’est si facile à comprendre, c’est tellement banal… la réserve, la timidité, la crainte du rejet, le désir d’être désiré.


Les masques sont une magnifique et terrible invention. Ils collent parfois tellement à la peau qu’on ne fait qu’un avec, et qu’il est difficile de les enlever, sauf devant les intimes. Ou les parfaits inconnus, mais ce n’est pas la même chose.

• • •

9 octobre 2005

189.1

Classé dans : D***, F.B., N.M. — In Zikh @ 14:31

Nancy avait bien des atouts pour me charmer : nous partagions de nombreux domaines d’intérêt, et surtout elle était musicienne. Nous nous étions rencontrés dans un groupe de discussions en marge dans la petite ville universitaire où je faisais mes études et où elle habitait. Je m’attachais de plus en plus, j’en devenais amoureux ; ce fut elle qui me séduisit, et la vierge effarouchée que j’avais été se transforma en un homme comblé, aux anges. Avec les temps, je commençais à mieux connaître Nancy : c’était une femme déterminée, qui savait ce qu’elle voulait de la vie - professionnelle et personnelle. Je ne l’étais pas - je ne le suis toujours pas - et cette attitude commençait à me remplir d’effroi. à la fin de cette année-là, je partis en vacances avec un ami étudiant qui faisait partie du même groupe. Après cet été, je ne revis plus Nancy. J’appris plus tard qu’elle s’était mariée avec cet ami.


C’est durant la soirée chez D*** hier que j’ai ressenti la même impression en revoyant l’ami de Françoise, et, plus tard, dans la voiture qu’il conduisait “comme un pilote de course” (disait-il), avec une détermination monomaniaque, sans aucune considération pour l’autre - ou alors, là où il en montre, pour en sucer la substance et s’en nourrir. Je ne comprends pas l’intérêt qu’il semble avoir pour moi et me montrer les quelques fois où je l’ai vu, et que me reporte Françoise : s’il est venu hier à la soirée chez D***, c’était, m’a-t-elle dit, pour moi voir. J’y ai vu son comportement à l’égard de l’ami de D*** : la même exubérance mais qui me semble si factice. Je ne comprends surtout pas ce qui le lie à Françoise qui n’a rien d’une femme soumise, qui l’a soutenu quand il était dans la mouise, qu’il a rejetée quand il en est sorti, et les revoici ensemble. Serait-elle fascinée par cette détermination ? C’est en entendant ce que disait Jane Fonda de son ex-mari Ted Turner le si puissant et en même temps si fragile comme un enfant qui n’a jamais grandi, que je commence à en apercevoir les contours. Quoi qu’il en soit, ce que j’en vois me fait penser au baiser de la femme-araignée et c’est ce qui m’avait fait fuir Nancy, à regret.

• • •

30 septembre 2005

188.2

Classé dans : D***, F.B., M.P. — In Zikh @ 12:56

Ce soir-là, ce fut D*** qui demanda s’il pouvait rester passer la nuit chez moi, avec moi. Quelque temps plus tard, ce fut lui qui m’embrassa. C’est encore lui qui franchit les premières étapes du nouveau chemin de ma vie et de la sienne.

C’est Martin qui me prit dans ses bras, quand nous étions côte à côte dans l’ascenseur. S’il n’était reparti, plus tard, dans son pays, nos routes auraient osculé comme nos corps et nos coeurs le firent durant son séjour.

C’est Françoise qui, de collégiale, fit évoluer notre relation en amitié, de celles si rares où un regard suffit pour dire tous ce que les mots n’ont pu exprimer, et dans lesquelles la différence n’est pas une arme mais une force.


J’ai rarement osé faire le premier pas, le premier geste. Il m’est même arrivé de ne pas faire le second. Par crainte de ne pas être à la hauteur ou celle d’être ignoré ou rejeté ? Par orgueil qui me dictait d’attendre l’expression de l’amitié ou du désir de l’autre avant de dire le mien, qui pourtant était si fort ? Je n’ai jamais failli à la réciproque, surtout une fois le contact engagé. Mais c’est l’ouverture de la porte qui est si difficile…

• • •

10 septembre 2005

180.1

Classé dans : D***, F.B. — In Zikh @ 10:27

Quand je pense aux personnes que je connais ou que j’ai connues, c’est tout d’abord une sensation physique qu’ils m’évoquent, celle d’une sorte d’aura invisible qui les entoure et dans laquelle je baigne, même en souvenir et loin d’eux ; selon la personne, elle est plus ou moins forte, agréable ou déplaisante. Rien de mystique : c’est plutôt mon côté instinctuel, animal qui doit ressortir ainsi, et auquel je ne fais pas toujours attention. Elle précède mon comportement à leur égard : quand je vais déjeuner avec Françoise, c’est avec un tel sentiment de bien-être - que je n’ai ressenti qu’une fois pour des raisons purement chimiques, lors d’une piqûre de morphine après une intervention quelconque - que je m’y rends, que je sais qu’elle me verra arriver souriant et détendu. Il en va ainsi, toutes proportions gardées, avec deux de mes stagiaires aux personnalités si agréables et pourtant si différentes - l’un extraverti, l’autre réservé - et qui excellent chacun dans leur travail, tandis qu’un troisième larron, qui m’avait mis mal à l’aise dès le début, s’avère être professionnellement ce qu’il est personnellement. Même si je me force à sourire quand je vais le voir, je me doute bien que quelqu’un de perceptif verra la différence ; heureusement, il ne l’est pas pour un sou.


Quant à D***, étrangement, il ne semble pas rayonner ainsi, ou alors en de très rares moments. C’est alors qu’il me semble apercevoir ce que je connais déjà depuis si longtemps, les antichambres de son for intérieur, lieux que je parcours souvent à l’aveuglette et qui s’illuminent un instant pour éclairer ma route.

• • •

2 juillet 2005

148.2

Classé dans : D***, E.R., F.B., J&H.K., L.C., S.W. — In Zikh @ 23:49

L’écoute de Françoise est attentive et amicale. Elle fait partie de mon cercle le plus proche ; son attitude n’a pas changé quand, pour répondre à sa question sur la présence quasi permanente de D*** à mes côtés, je lui parlai du sentiment qui nous liait - lui que j’avais tant aimé (et que j’aime tellement encore aujourd’hui mais autrement). Ce fut aussi le cas pour mes si chers Jacob et sa femme Hélène ; c’est elle qui m’interrogea avec délicatesse, et, à ma réponse, posa sur moi un regard qui comprenait.

Sylvie est d’une rigueur suisse calviniste, mais sa morale personnelle, qu’elle ne manque d’appliquer à tout son entourage, qu’il soit personnel ou professionnel, ne me condamne pas ; bien au contraire, il me semble qu’elle se détermine sur ce qu’elle perçoit de ma façon d’être avec elle, avec les gens qui m’entourent ; finalement, elle est une affective qui se domine. Il lui arrive, rarement, de se lâcher : elle devient alors vraiment joyeuse et sensuelle. Ce n’est que récemment qu’elle m’a sorti une remarque que j’ai trouvée déplaisante : “j’ai pensé à vous, l’autre jour, à propos de la Gay Pride”, non pas par crainte (elle connaît mes sentiments pour D***), mais parce que je ne m’y reconnais pas, ce que j’ai alors dit. La connaissant, elle n’y reviendra pas. Elle me rappelle Liz, autrichienne protestante, militante pour l’égalité des droits des homos aux US, tout aussi rigoureuse et qui ne comprend toujours pas, à plus de 80 ans, que la forme du message n’est pas qu’un formalisme de bonnes manières, mais en influence, oh combien !, la réception. Elles, je les comprends sans doute mieux qu’elles ne me comprennent : pour survivre à leurs passés tragiques respectifs - guerre, exil, meurtres, suicides - elles ont dû se construire une cuirasse qui les tient, et sans laquelle elles s’effondreraient. Mon amitié leur est acquise : malgré cette carapace, malgré cette psychorigidité (qui tient parfois du grandiose et parfois du ridicule), leurs sentiments d’amitié généreuse percent. D’ailleurs, qui n’a pas de coquille ?

Quant à Évelyne, notre amitié n’y a pas résisté. Sa conception si manichéenne du monde me classa irrémédiablement dans une catégorie (où elle avait d’ailleurs des amis) où je ne me reconnaissais pas, et à laquelle elle me réduisait inmanquablement, avec ténacité, sans vouloir entendre ce que je tentais alors de lui expliquer, me rétorquant alors dans un verbiage pseudo-psychologique que je ne savais pas de quoi je parlais, mais elle, si : il fallait que mes goûts et mes comportements correspondent à l’image simple et bien définie qu’elle s’en faisait. Ce carcan permanent m’était devenu insupportable - mais j’était toujours là -, tandis qu’il devait la rassurer, comme tout stéréotype. Comme j’en ai parlé ailleurs, elle n’avait eu de cesse de faire appel à moi dans ses moments de détresse et de dépression d’où j’arrivais à la sortir ou lorsqu’elle avait besoin d’une aide technique ; les soirées joyeuses que nous avions passées ensemble n’existaient plus, il ne restait qu’une exigence permanente à mon égard qu’elle idéalisait et méprisait tout à la fois, tandis qu’elle restait enfermée dans un égoïsme infantile qui m’avait attendri, au début. Quant elle rompit, par dépit sans doute, elle m’écrivit que dorénavant elle trouverait facilement des gens qu’elle pourrait payer pour lui rendre ce genre de service. Quelques temps plus tard, quand elle voulut renouer, elle s’étonna quand je déclinai - gentiment.


L’exigence de perfection - à l’égard des autres plus souvent que de soi - est futile et destructive : à la chercher, on ne la trouve jamais ; à mesurer l’autre ou soi à cette aune, on faillit toujours. Mais il ne faut pas se résigner à la médiocrité : j’ai toujours admiré ceux qui tentaient, et ils m’ont appris à le faire.

La psychologie est une science, et à ce titre, quand on en possède la connaissance, on peut l’exercer avec art. Ce ne fut pas le cas d’Évelyne, comme ça ne l’est pas de bien d’individus qui noient le sens dans un verbiage obfuscatoire d’analyses pseudo-psychologiques ; pensant à tord révéler les profondeurs, ils ne peuvent voir l’évidence, aveuglés qu’ils sont par une méthode qu’ils utilisent mécaniquement, sans métier ni amitié, ni surtout sans en comprendre l’essence. Ce n’est même pas une imposture intellectuelle, c’est un effet de mode, dans laquelle je ne me reconnais pas non plus.

Il y a des critiques qui, faites avec empathie, aident à (se) construire, à mieux progresser, à affronter sans confronter ; elles sont à l’opposé de celles qui sont proférées pour mépriser, rabaisser, réduire ou dominer, même si (ou surtout quand) elles sont faites avec style et panache, émotion ou délicatesse, mais qui ne sont que de forme, pas de coeur. Timeo Danaos et dona ferentes.

• • •

29 juin 2005

148.1

Classé dans : F.B. — In Zikh @ 22:51

Le sourire de Françoise est un rayon de lumière, de joie et de plaisir. Il n’y a pas que son sourire : ses yeux pétillent, son visage s’éclaire et tout son corps se tourne vers moi quand l’on se rencontre. Un tel accueil ne peut que remplir d’un rare sentiment de bien-être.

Son écoute n’est pas une politesse formelle ; elle est attentive et amicale, et à la mesure de la confiance mutuelle et profonde qui s’est établie entre nous. Je sais que ses silences, ses commentaires ou ses réponses seront faites avec sincérité et délicatesse, sans flagornerie ni maniérismes.

Les domaines d’intérêt (principalement culturels) que nous partageons nous sont essentiels, sans que nous en ayons la même vision ou la compétence. Là où nous ne nous entendons pas, nous nous écoutons et respectons nos divergences d’opinion ou de goût. Ces différences enrichissent ce que nous partageons.

Françoise est une amie qui m’est très chère.


C’est avec Françoise que je suis finalement arrivé à discuter de ce qui, pour elle comme pour moi, est au coeur des relations aux autres, que ce soit à la personne qu’on aime, aux amis ou aux autres. C’est loin de constituer l’essentiel de nos échanges, mais quand l’un ou l’autre l’aborde - par nécessité, par circonstance - il sait que l’autre sera là pour l’écouter.

• • •

14 mai 2005

115.1

Classé dans : B.R., E.R., F.B., J&H.K., N.G. — In Zikh @ 15:02

Dans le paysage ravissant de mes amitiés, Hélène et Françoise, et, à moindre égard (pour autant que je puisse comparer) Betty et Nicole, sont des “pièces” essentielles. Ces femmes si différentes les unes des autres ont pourtant toutes en commun le fait de posséder, entre autres qualités, celles de l’intelligence du coeur et de l’empathie affectueuse, et de les dispenser avec tant de grâce et de discrétion que le bien-être qu’elles prodiguent ainsi semble émaner de l’air qui les entoure.

Je les ai connues en des lieux et des périodes variés de ma vie : Hélène par son mari qui partage cette amitié, Françoise lors d’un contact autrefois professionnel, Betty sur les bancs d’une classe de langues et Nicole par Françoise. Les sentiments d’amitié se sont développés au cours des années nous rapprochant graduellement, tels les fils ténus et irrisés d’une toile d’araignée s’étendant d’un endroit à l’autre, y joignant ceux ou celles qui fréquentent l’un de nous et qui partagent, au-delà d’affinités culturelles, une certaine façon d’être avec les autres : attentive, respectueuse, légère, profonde…

Elles ne sont pas entourées d’un nuage virevoltant d’”hommes célibataires”, ce qui était, par contre, le cas d’Évelyne. Nous crûmes partager des goûts dans bien des domaines, et notre amitié prit rapidement un côté quasi passionnel. Comment elle, qui avait tant d’amis homosexuels, ne pouvait comprendre que je l’étais jusqu’à ce que j’aie à le lui dire, et vivre jusqu’alors (mais aussi après, pendant un temps) dans le fantasme d’une relation que je n’étais pas en mesure de lui offrir ?

J’ai finalement compris que cette femme était restée une enfant, qui, au-delà de côtés pétillants qui ne manquaient pas de charme, était au fond toute tournée sur elle-même et incapable de voir et de comprendre les adultes et leurs relations ; égoïste, ingrate, rancunière et insécure, elle s’entourait d’hommes dont la fonction était soit celle d’une copine complice mais sans la rivalité féminine, soit celle d’un père rassurant qui pouvait l’aider et la soutenir dans ses crises, petites ou grandes, ce que j’ai fait sans compter pendant si longtemps. Ses deux mariages furent des échecs, notre amitié n’y résista pas.


L’amitié et le sacré ont cela de commun qu’ils sont des états de grâce.

• • •
Powered by: WordPress • Template by: Wench • Syndication: RSS