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21 décembre 2005

228.1

Classé dans : ...autres — In Zikh @ 20:38

Quand je lui disais le mal que j’ai à me mettre à l’établi, que ce soit pour écrire un article ou faire du repassage (mais une fois que je m’y suis mis, rien ne m’arrête plus jusqu’à l’aboutissement), il me parle d’angoisse de mort.

Quand je lui dis maintenant que je n’arrivais jamais à finir des entreprises, qui, de ce fait, trainaient sans fin (c’était surtout avant le fameux projet), il me demande, “Que veut dire finir ?” C’est mettre un terme, tourner la page, passer à autre chose.


Suis-je capable de le faire, ou suis-je irrémédiablement (sic) ancré dans le passé et pas uniquement le mien - dans une sorte de lignée tribale qui participe de mon identité, mais qui, faute de descendance, ne peut s’ancrer dans le futur ? Est-ce la raison pour laquelle j’écris, pour laisser une trace, de quelque façon que ce soit ?

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19 décembre 2005

227.2

Classé dans : D***, F.B. — In Zikh @ 23:27

Françoise s’était séparée de son compagnon, puis elle l’a revu. Elle souffre du côté unilatéral de leur relation ; elle, si généreuse et qui l’a aidé lors de la période difficile qu’il a vécue et dont il est sorti, souffre que, lorsqu’elle n’est pas bien, il s’éloigne. Elle préfère, dit-elle, être seule plutôt que de subir cette attitude.

Comme je la comprends… j’ai connu cela avec D*** ; j’étais là, dès qu’il avait besoin de moi. Quand il m’arrivait d’exprimer, de mon côté, un quelconque moment de faiblesse, il changeait immédiatement la conversation vers ses problèmes (réels ou imaginaires), ou n’écoutait pas. Il a changé quelque peu, pourtant, ce que je n’aurais jamais cru.

Je dis à Françoise qu’il est tout de même étrange que nous pouvons, seuls, gérer nos problèmes, tandis que nous souffrons de l’indifférence de l’autre quand nous la leur exposons. Se peut-il qu’à travers eux nous visons quelqu’un d’autre ? Je ne saurais y répondre pour moi, mais pour Françoise il me semble que c’est à son père (disparu depuis longtemps, dont elle m’avait parlé quelque peu) qu’elle reproche, au travers de son ami, cette attitude froide et distante.


La vie est une longue répétition, où l’on superpose sur la personne aimée les visages invisibles des personnes de notre passé. C’est injuste pour l’être aimé, même si c’est souvent involontaire. D’où la nécessité, dans ces moments de souffrance, de faire un effort de plus pour en cerner la cause en soi-même.

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227.1

Classé dans : ...autres — In Zikh @ 23:01

Les rêves qui peuplent mes nuits sont d’une richesse étonnante : intrigue complexe, personnages étrangers, dialogues réalistes, paysages variés… j’en suis comme le spectateur étonné et en même temps l’acteur (et bien entendu l’auteur). Et au réveil, leur évanescence ne me laisse que le souvenir d’une atmosphère : aucun détail, rien que je puisse écrire, ni a fortiori lui raconter. Ou si peu.


Est-ce ce qui me pousse à écrire, ici et ailleurs ? Une écriture qui, à certains égards, semble aussi foisonnante que ce qui m’échappe dans mes nuits.

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3 décembre 2005

218.1

Classé dans : Patrick — In Zikh @ 10:08

Patrick s’est étonné que je réponde de plus en plus laconiquement à ses courriers et que je ne m’étende pas sur mes occupations ou mes préoccupations. Comment en serait-il autrement ? Il me lit si rarement, parfois des mois après que je lui aie écrit, me retournant des phrases convenues ou construisant des hypothèses farfelues, à se demander pourquoi insiste-t-il pour recevoir de mes nouvelles, qui, quand elles l’atteignent finalement, ne sont plus d’actualité. Quand bien même les aurait-il consultées à leur arrivée, aurait-il été capable d’y répondre, ou a-t-il uniquement le besoin de ne pas trouver une boîte vide quand il lui arrive de passer la relever ? La communication entre amis n’est pas un sens unique. Il n’est pas de mes amis.


J’ai parfois l’impression d’être, pour certains, un tableau poussiéreux accroché dans un couloir obscur où l’on ne passe que rarement et que l’on n’aperçoit que du coin de l’oeil. Un beau jour, on remarque qu’il n’est plus là, parfois bien longtemps après qu’il ait été déplacé ou qu’il soit tombé en miettes.

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