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28 mai 2009

4

Classé dans : F.B., S.G. — In Zikh @ 19:36

Je raconte à Françoise qu’il ne pouvait jamais m’assurer du moment et de la durée de nos rencontres, invoquant son besoin de liberté supérieur à tous les autres. Je lui dis que j’interprétais cela comme une volonté absolue de contrôle de notre relation. Elle n’est pas d’accord : selon elle, c’est, à l’inverse, un indécis permanent incapable de contrôler sa vie et ses actes et qui ne doit pas s’aimer. Elle rajoute qu’elle l’avait déjà perçu à la vue de ses photos.


Quand il me racontait comment il appelait très régulièrement son précédent compagnon empêtré dans des relations fugaces et lui disait que faire et ne pas faire, il me semblait que c’était une façon de le contrôler : mais Françoise doit avoir raison. Après tout, ce n’était que des mots dits de très loin, et ils ne se sont pas rencontrés quand il est venu ici.

Curieux écho au livre de Christophe André que je viens d’acheter et de commencer à lire, L’Estime de soi. S’aimer pour mieux vivre avec les autres. . . Même si l’ouvrage ne le fait pas, j’en infère à sa lecture qu’il y aurait une distinction entre l’estime de soi par rapport à l’action (en général - professionnelle, par exemple) et par rapport au relationnel. À creuser. Pour moi.

Il m’avait dit qu’il aimerait passer les dernières années de sa vie en tant que moine. J’aurais dû en tirer les conclusions ici et maintenant : c’est, en fait, ce qu’il était au regard des hommes, du moins ceux qui auraient engagé ses sentiments (en dehors de sa famille). En avait-t-il donc si peur, ou était-il incapable d’en éprouver ? Son côté charmeur n’était-il qu’un moyen de se rassurer, sans plus ?

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24 mai 2009

3

Classé dans : S.G. — In Zikh @ 13:21

Cela fait plusieurs semaines que je n’ai reçu aucun appel téléphonique de sa part ni aucune réponse à mes emails hormis deux brefs messages où il me disait vouloir continuer notre relation, et expliquait son silence par des problèmes passagers au travail – silence que je pensais donc passager. Depuis ce temps, ce silence se poursuit tandis que j’ai vu qu’il réapparaissait sur Facebook puis m’en éliminait de ses contacts. Je suppose qu’il a ainsi mis un terme définitif à notre relation. Je lui ai donc renvoié donc les effets qu’il avait laissés chez moi.

Je lui souhaite de trouver la personne qui lui convienne. J’espère aussi qu’il aura, envers elle, le courage de lui dire que la relation ne lui convient pas si cela s’avère malheureusement être le cas pour lui, d’y mettre fin avec franchise et honnêteté – ce qui n’exclut pas de le faire d’une façon humaine sans rajouter à la blessure de la rupture –, plutôt que de disparaître comme il l’a fait avec moi, ce qui permettra à cette personne de commencer enfin à faire son deuil. Elle en aura bien besoin si elle a continué à avoir confiance en lui et à lui porter des sentiments réels, profonds et inconditionnels.

Ce silence contrôlé, cette incertitude induite, est une façon intentionnelle et sûre de faire souffrir cruellement et durablement quelqu’un auquel on a déclaré de façon répétée son amour. Il est bien plus facile d’avoir de grands principes universels que d’agir individuellement en honnête homme avec son prochain.


Et pourtant, je n’ai écouté ni l’expérience, ni les statistiques, ni la raison quand j’ai lu le je t’aime qu’il m’avait écrit. Ce n’étaient que des mots, mais quels mots ! Mes oreilles n’ont pas voulu entendre qu’il n’y en avait pas d’autres, ce n’était que des formules, mais quelles formules ! Mes yeux n’ont pas vu que son sourire enchanteur s’allumait et s’éteignait à volonté, selon que mon regard était tourné vers lui ou non. Suis-je donc irrémédiablement incorrigible ?

Mon coeur et mon corps ont mis du temps à réaliser que, dès que le nous était abordé, il était aux abonnés absents. Mon esprit n’a pas voulu voir qu’il ne cherchait qu’à recevoir des preuves d’amour sans en donner de son côté, à éviter tout ce qui dérangerait son petit univers bien réglé, composé surtout de belles théories générales, d’enfermement et de virtuel. Aurait-il pu en sortir ? Il ne l’a pas fait, en l’occurrence.

L’impression - l’illusion ? - d’avoir été aimé (et pourtant, je sais ce que c’est d’être “vraiment” aimé !), même fugacement, m’a incontestablement enivré (qui ne l’aurait pas été ?), mais elle m’a surtout prouvé à moi-même que j’étais toujours capable d’aimer avec confiance, inconditionnellement. Besoin d’être rassuré sur soi-même, encore une fois : c’est donc tout le bilan de cette rencontre, et c’est bien piètre, finalement.

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