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28 mai 2006

342.1

Classé dans : ...autres — In Zikh @ 13:10

J’ai parfois eu à faire à des collègues buttés : parfois agressifs, pervers ou vulgaires, ou tout simplement incompétents et trouvant tous les moyens pour ne rien faire, bien en deçà du minimum syndical (ce n’est pas l’incompétence qui me dérange réellement, mais plutôt le manque de bonne volonté : je me suis très bien accommodé de D*** qui a rejoint mon service sur un poste qui ne l’intéressait pas mais qui a fait de son mieux, tandis que la personne qui l’y avait précédée, bien plus capable, avait indiqué deux jours avant son arrivée que son souhait était d’en repartir le plus vite).

Je me hérisse alors comme un chat, et alerte l’administration, mais rien n’y fait : la direction ignore ce genre de problème, et mes pairs l’attribuent à mon mauvais caractère. Ce n’est que parfois bien plus tard, quand l’attitude de ces collègues crée des problèmes au niveau institutionnel que d’autres commencent à s’en plaindre ; il est souvent trop tard pour régler la situation sans trop de dégâts. Et pourtant, si on m’avait écouté… Mais on ne m’écoute pas.


Là comme dans des cas bien plus dramatiques, voire tragiques, les avertisseurs d’incendie sont ignorés. Il sert rarement d’avoir raison avant les autres - cela suscite plutôt le ressentiment que l’attention ou la prise en compte.

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2 commentaires »

  1. Il peut arriver que certains individus -voient- avant les autres, habités par une acuité d’esprit, une liberté de pensée sans doute aussi. Ceux-là qui sont en avance sur leurs contemporains, leur temps, demeurent peut-être davantage incompris qu’ignorés, mais suscitent l’hostilité aussi.

    Les exemples que tu proposes me font davantage penser à des comportements que je rencontre de plus en plus fréquemment, où pour beaucoup les gens perçoivent parfaitement les dysfonctions, les conduites malhonnêtes, le laxisme qui confine au sabotage, des attitudes opportunistes peu scrupuleux qui usent en donnant le moins possible, voire des comportements clairement malveillants, pervers, intriguant et agissant ostensiblement hors des limites communément admissibles.

    Certains individus -disent- avant les autres, ce que beaucoup -voient- en détournant le regard, feignent ne pas remarquer, ou s’indifférent véritablement. Parce que peut-être, ces personnes là sont habitées par un sentiments de justice (et d’injustice), une sorte de droiture envers un engagements contracté, un sens de la responsabilité, une honnêteté intellectuelle en somme. Alors que la plus part aujourd’hui, poussés aussi par un vent général de déresponsabilisation, préfèrent ignorer les évènements tant qu’ils ne se sentent pas directement touchés.

    Ce qui fait que certains -disent- avant les autres, ce que d’autres -voient- tout autant, tient je crois entre autres à un esprit de révolte face à l’injustice, issu de l’histoire et du tempérament de ces individus, qui leur font prendre un peu plus qu’à d’autres, le risque de la parole.

    Commentaire par RueDesSonges — 4 juin 2006 @ 0:45
  2. J’attribue cette capacité non pas à l’acuité de l’esprit mais à celle des sens, à une “hypersensorialité” que j’ai constatée depuis longtemps : j’entends “trop” bien, je vois “trop” bien, je “sens” trop bien. Par “trop”, je veux dire d’abord au-delà de la norme (je perçois ce type de signaux bien réels avant la plupart des autres gens “normaux”), mais aussi qu’ils me dérangent : ça en fait trop.

    Il me semble d’ailleurs que tout le monde perçoit tout ce qui se trouve dans son champ physiquement perceptuel (ce qui n’est pas une tautologie), mais qu’il y a des filtres qui servent à ne faire accéder qu’une petite partie de ces stimuli à la conscience ; le reste est aussi enregistré mais est du domaine de l’inconscient (ce qui permet parfois d’y accéder par d’autres méthodes).

    Certains ont de meilleurs filtres que d’autres - meilleurs en ce sens qu’ils ne font passer qu’une quantité (i) pertinente, (ii) traitable par les processus cognitifs. Lorsqu’il y en a plus, cela peut stimuler ses propres capacités analytiques, mais cela peut aussi paralyser, voire saturer (c’est sans doute ce qui arrive, à l’extrême, aux autistes).

    Ces stimuli se rajoutant à une relative bonne mémoire, à l’expérience… voici ce qui aide à former, dans le meilleur des cas, ce qu’on nomme communément l’intuition (dans les autres cas on est plus perdu que les autres). C’est, en tout cas, mon explication sur ce qui me préoccupe ici.

    Quant à ce qui me pousse à l’exprimer (quand je l’exprime), je n’invoquerai ni vérité ni justice : je ne pense plus (contrairement à Kant et avec Constant) que toute vérité est bonne à dire et j’espère ne pas avoir une âme de justicier. C’est plutôt une question de responsabilité ou d’éthique : quand je juge que mon opinion (que j’espère fondée) peut être utile dans un processus décisionnel, pour éviter des écueils, par exemple.

    Commentaire par In Zikh — 4 juin 2006 @ 10:13

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